Cette  affaire  a  beaucoup  fait  parler  d’elle tant  sur  le  plan  national  que  mondial. D’après les DOS  traitées par le  SAMIFIN, voici le résumé de l’affaire. Deux  groupes distincts y ont intervenu. L’un est commandité  par  des  mafias  chinois  qui  ont envoyé   un émissaire  gérer directement le trafic, un certain WU Zeng Ping (qui semble être assassiné). Lorsque  les  financements  ont  été épuisés (à notre avis), celui-ci a  mobilisé des fonds locaux auprès des chinois de Behoririka qui  récupèrent leurs avoirs en Chine pour leur achat suivi de micmac en douane. L’autre a été manipulé en catimini  par  un  sino-malgache résident dont le nom ne  figure nulle part. Il  rassemble  les  bois de rose  des  opérateurs  des régions SAVA et Analanjirofo et fait faire l’exportation au nom de ceux-là même. Comment le  blanchiment se  manifeste alors ?  D’abord,  les  infractions  d’origine identifiées : des  infractions  forestières diverses  manifestement des  coupes  illicites puisque le   diamètre réglementaire non respecté (37cm) , absence  de  laissez-passer au  transport,  volume de stock  non  approuvé, coupe  dans  des  Aires protégées… Donc, la plupart  des  bois  de  rose  coupés  sont  des  produits  illicites. La compétence de  constater  ces  infractions  relève  exclusivement de  l’autorité  forestière en tant qu’Officier  de Police  Judiciaire (OPJ). Le SAMIFIN n’a pas  trouvé  et n’a  pas  pu  accéder  à   un quelconque  Procès verbal pour ce  genre  jusqu’à présent  bien que  ceci  doive  constituer la preuve  de  constatation des infractions  d’origine au blanchiment. D’autres cas  liés  aux structures financières ont  été  aussi  retenus tels que l’absence  de  paiement  de  la  somme de  72 000 000Ariary par conteneur par la falsification des  chèques certifiés, le non rapatriement des devises, l’origine  douteuse des sommes  servant  aux  achats  de  bois de rose. Par  conséquent, de  tout  ce  qui  précède, l’achat et  l’exportation  des rondins de bois  de  rose  constitue  essentiellement  du  blanchiment des  produits illicites.