ATELIER D’ASSISTANCE TECHNIQUE ESAAMLG-COMESA

28 - 29 - 30 et 31 Octobre 2019 / Carlton Anosy

   Le programme d’assistance technique et de formation dispensé par le secrétariat de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering (ESAAMLG) avec l’appui et le financement du Marché commun de l`Afrique orientale et australe (COMESA) au profit de Madagascar va s’achever au 31 Octobre 2019. Ce programme a été conduit sous forme d’atelier et de réunion de travail avec les décideurs et hauts responsables malagasy impliqués dans la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et de Financement du Terrorisme, ainsi que les acteurs opérationnels représentant les différents secteurs d’activités qui sont concernés par les actions de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT). Cet atelier de quatre jours consistait ainsi en des rencontres avec les responsables des institutions tels que la Présidence de la République, la Primature, les ministères des finances, de la justice, de la sécurité publique, le ministère de l’environnement et le secrétariat d’Etat à la gendarmerie nationale. Monsieur le garde des sceaux, Ministre de la justice a été présent et a participé à la réunion tandis que les autres institutions se sont faites représentés à différents niveaux lors de cette première réunion. Le Ministre de l’économie et des finances a pour sa part reçu la délégation de l’ESAAMLG et du COMESA à son bureau lors de cette première journée.

  La deuxième partie de la réunion fut un cadrage global de la mission et un rappel des grandes lignes sur les standards GAFI et les mécanismes de d’évaluation des dispositifs de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Les 40 recommandations du GAFI ont été reprises une par une à l’intention des différents acteurs du dispositif de LBC/FT. Les participants à cet atelier ont par la suite participé à des travaux de groupe sur la base du premier rapport de progrès de Madagascar, présenté en début du mois de Septembre 2019 à Eswatini.

  L’objectif de l’atelier est de susciter le renforcement de la volonté politique de Madagascar à entreprendre des actions décisives pour mener à bien le combat contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le leadership des ministères des finances et de la Justice a été ainsi particulièrement sollicité dans la conduite de la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme, notamment dans la mise en place d’une politique spécifique en la matière, la conduite des actions de coordination des différentes actions au sein des entités et des ministères et entités responsables. Il a été souligné par les experts que la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux n’incombe pas qu’au SAMIFIN et que tous les secteurs d’activités, les institutions doivent prendre leur responsabilité pour participer activement au processus d’évaluation de Madagascar. Cet atelier vient ainsi à point nommé pour renforcer leur capacité à participer activement à un programme d’évaluation. En même temps les différentes institutions et entités présentes disposent des outils nécessaires pour renforcer leur dispositif de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme.

  Le message à retenir dans la conduite de ce programme d’assistance technique est que Madagascar a fait montre d’avancées considérables dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en adoptant les différents dispositifs législatifs de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et de recouvrement des avoirs illicites. Cependant, ce serait une erreur fondamentale que de croire que tout a été fait. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un dispositif de suivi renforcé selon la procédure ESAAMLG. Cette procédure nous oblige à combler les défaillances de notre système dans les plus brefs délais.

  Par conséquent, nous sommes soumis à une obligation d’adresser un rapport de progrès auprès de l’ESAAMLG deux fois par an. Nous devons ainsi améliorer notre dispositif de LBC/FT en fonction des résultats du suivi des progrès accomplis par Madagascar à travers ces rapports à l’instar de tous les pays impliqués dans le mécanisme ESAAMLG et GAFI.

  L’ESAAMLG a exprimé sa volonté d’appuyer Madagascar dans l’amélioration de son système de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme.

  Quant au COMESA, cette initiative sous-régionale a toujours appuyé Madagascar dans différents domaines dont la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme à travers le programme MASE (Maritime Security). Le financement de ce programme d’assistance technique est l’une des illustrations de la volonté de cette organisation de nous appuyer. Prochainement, SAMIFIN organisera un atelier de formation pour les entités d’application de la loi, toujours financé par le COMESA et procédera par la même occasion au lancement d’une plate- forme d’échanges numériques sécurisées réunissant les entités dotées de pouvoirs d’investigations telles que le BIANCO, la Gendarmerie et l’administration des douanes.

 

                                                                                                                                                                                 Antananarivo, le 30 Octobre 2019

                                                                                                                                                                                                                                                                                                         La direction Générale